Les circuits financiers solidaires…

ont un double rôle :
Ils apportent des financements aux besoins de financement des projets solidaires, non satisfaits par le marché, ils stimulent le développement d’initiatives et de projets alternatifs et innovants, ils répondent à des interrogations et à un besoin de transparence des épargnants sur l’utilisation faite de leur épargne.

Et ils suscitent une démarche nouvelle chez les épargnants, en leur permettant de diriger leurs choix d’investissements, non plus uniquement en vertu de principes financiers, mais en fonction de leurs critères éthiques.

Dans l’environnement mondial actuel, ces circuits financiers se distinguent par leur prise en compte du facteur humain en même temps que du facteur économique. Ils s’inscrivent au cour de l’économie solidaire où marché, redistribution et réciprocité s’articulent et s’hybrident pour produire une économie où l’homme et son environnement ne sont plus des laissés pour compte.

L’écotourisme…

… est une forme de voyage responsable dans les espaces naturels qui contribue à la protection de l’environnement et au bien être des populations locales.

L’écotourisme rassemble toutes les formes de tourisme axées sur la nature et dans lesquelles la principale motivation du tourisme est d’observer et d’apprécier la nature ainsi que les cultures traditionnelles qui règnent dans les zones naturelles.

Il comporte une part d’éducation et d’interprétation.

Il est généralement organisé, mais pas uniquement, pour des groupes restreints par de petites entreprises locales spécialisées. On trouve aussi des opérateurs étrangers de dimensions variables qui organisent, gèrent ou commercialisent des circuits écotouristiques, habituellement pour de petits groupes.

Il favorise la protection des zones naturelles, en procurant des avantages économiques aux communautés d’accueil, aux organismes et aux administrations qui veillent à la préservation des zones naturelles;

en créant des emplois et des sources de revenus pour les populations locales ;

en faisant davantage prendre conscience aux habitants du pays comme aux touristes de la nécessité de préserver le capital naturel et culturel.

Le développement durable…

… est un mode de développement qui répond aux besoins des générations présentes, sans compromettre la capacité des générations futures de satisfaire les leurs.

L’environnement est en effet apparu à partir des années 1970 comme un patrimoine à transmettre aux générations futures.

Au sommet de la Terre de Rio de Janeiro, cette définition sera complétée par la définition des trois piliers qui doivent être conciliés dans une perspective de développement durable : le progrès économique, la justice sociale et la préservation de l’environnement.

La traduction anglaise de développement durable est sustainable development. On dit quelquefois aussi en français développement soutenable. La soutenabilité est le caractère de ce qui respecte le mieux les principes de développement durable.

Le terme de développement complète la notion de progrès, qui au XIXe siècle, s’est construite autour du progrès industriel, et qui pouvait avoir des connotations idéologiques (idéologie du progrès).

Le commerce équitable…

… est apparu dans les années 1960 en Europe. Mais ce n’est que depuis une quinzaine d’années qu’il s’est véritablement développé : il connaît depuis la fin des années 1990 une période de très forte croissance.

La filière “équitable” garantit au producteur un tarif de vente minimal, au prix d’un surcoût volontairement accepté par le consommateur. Son slogan est : « Fair trade, not aid » (« un commerce juste, pas de l’assistanat »).

Le commerce équitable concerne essentiellement les rapports commerciaux Nord-Sud. À l’heure actuelle, ce sont les produits agricoles et alimentaires transformés (chocolat, café, thé…) qui représentent la grande majorité des ventes. Toutefois, le commerce équitable concernait à l’origine l’artisanat et les produits textiles uniquement ; de plus, une filière de fibre de coton équitable a été ouverte en 2005 par l’association Max Havelaar France.

la Fédération européenne de commerce équitable, le définit officiellement comme : « un partenariat commercial qui vise un développement durable pour les producteurs exclus ou désavantagés (et qui) cherche à réaliser cela en proposant de meilleures conditions commerciales aux producteurs, en éduquant les consommateurs pour provoquer une prise de conscience et en menant des campagnes. »

Le commerce équitable est une approche alternative au commerce international conventionnel. C’est un partenariat commercial qui vise un développement durable pour des producteurs exclus ou désavantagés. Il cherche à réaliser cela en proposant de meilleures conditions commerciales, en éduquant pour provoquer une prise de conscience et en menant des campagnes. »

Le commerce équitable justifie son existence en citant l’article 23 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme : « Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine. ». Au delà de l’acte d’achat, le commerce équitable permet de sensibiliser les consommateurs à propos des difficutés auxquelles sont confrontés les producteurs du sud. En ce sens, c’est également un outil d’éducation